Antisthène ou Le philosophe manqué

Hier je dînai avec Stéphanos de Tarente. Vers la fin du repas, je lui fis part de mon intention de suivre les cours du grand Antisthène. Le visage de mon pauvre ami, d’habitude si doux et bienveillant, si calme et flegmatique, s’empourpra. Ses mains se mirent à trembler. Suffoquant de rage, il s’écria :

- Ah ! Antisthène ! Antisthène ! Ce maudit Antisthène ! Ce niais qui se prend pour un philosophe ! Il n’y connaît strictement rien, cet Antisthène ! Il n’a qu’une seule qualité : celle de tromper.

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